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Comprendre son public

8 octobre 2010 | par Alphonse Hà

1. Comprendre son public

En référence à la conférence: Mesurer la rentabilité de vos réseaux sociaux grâce au web analytique par Stéphane Hamel

Une mesure efficace de la rentabilité sur les réseaux sociaux se fait, en partie, grâce à la compréhension de son public et de ses habitudes. Cette étape est cruciale afin d’utiliser les meilleurs moyens de communications et engager efficacement son public cible. Durant sa conférence, Stéphane Hamel nous parlait de 4 grands segments au sein d’un auditoire :

  • les abonnés
  • les lecteurs
  • les retransmetteurs d’informations
  • les fans

Identifier et comprendre ces segments est la clé qui vous permettra de rejoindre votre masse critique afin d’assurer le succès de votre campagne.

tableau immeria Comprendre son public

Après avoir identifié votre public cible, il est aussi important de comprendre le positionnement social de votre marque auprès de ce même public. Vos stratégies différeront dépendamment du volume d’interactions et les sentiments exprimés envers votre marque. Parfois, il est d’abord préférable d’écouter et observer, pour une période déterminée, le comportement du public avant d’y répondre.

5045977150 e37a9109ac Comprendre son public

Dans le cas de nos Nordiques, il serait tout indiqué d’engager avec le public, puisque le taux d’activité, par exemple les conversations, ainsi que le volume d’émotions, qu’elles soient positives ou négatives, est énorme. N’est-ce pas? La compréhension  du positionnement social de votre entreprise vous permettra, conséquemment, d’identifier les meilleures tactiques et définir les meilleurs outils qui vous permettront de mesurer les résultats de votre campagne.

Cet article fait partie de la série basée sur la Journée Infopresse – Réseaux sociaux:

Méthodologie pour une stratégie gagnante en média sociaux

1. Comprendre son public
2. Intégrer les différents canaux de communications
3. Comprendre l’écosystème des médias sociaux utilisés
4. Comprendre les implications de ses messages

Photo par : Nicolas Roberge

  • Twitter
  • Facebook

2. Intégrer les différents canaux de communications

En référence à la conférence : 4 stratégies gagnantes en médias sociaux par Guillaume Bouchard et Alexandra Bonan

Après avoir compris votre public, il est important de choisir les bons canaux de communication à intégrer lors de votre campagne. Ils sont nombreux et certains peuvent, parfois, ne pas convenir à votre public ou le positionnement social de votre entreprise.

339301529 b84026560d Intégrer les différents canaux de communications

Puisque nous avons déterminé que l’engagement était intéressant pour nos Nordiques, la première étape de leur stratégie serait à notre avis d’identifier les « power users », tels qu’ils ont définis lors de la journée Infopresse. Ces « power users » vous permettront d’atteindre leur masse critique et rallier la communauté autour de leur message. Une fois qu’ils les auront rejoints, ils devront entretenir leurs relations avec ces derniers, qu’elles soient en ligne ou hors ligne.

Cet article fait partie de la série basée sur la Journée Infopresse – Réseaux sociaux:

Méthodologie pour une stratégie gagnante en média sociaux

1. Comprendre son public
2. Intégrer les différents canaux de communications
3. Comprendre l’écosystème des médias sociaux utilisés
4. Comprendre les implications de ses messages

Photo par : miss604

  • Twitter
  • Facebook

3 éléments sont à prendre en compte

1/ Ne pas imposer aux utilisateurs de se servir d’un outil secondaire

2/ Laisser le pouvoir décisionnel aux utilisateurs, c’est-à-dire le sentiment de contrôle dans l’usage même d’un outil (prédictible et conforme à leur représentation mentale)

3/ Éviter les intrusions / interruptions  dans la tâche de l’utilisateur si elles ne sont pas réellement nécessaires.

Un parfait exemple d’outil visant à aider l’utilisateur pouvant satisfaire tout comme nuire à  l’expérience utilisateur est le correcteur orthographique intégré de l’iPhone ou de l’iPad.

Voici les principes de base de son fonctionnement:
- L’utilisateur tape un texte à l’aide du clavier virtuel

- Si le dictionnaire du système reconnaît un mot dans ce qu’écrit l’usager, il lui propose ce mot

- Si l’usager est en accord avec le mot proposé par le système, il continue d’écrire normalement et le mot sera remplacé

- Si l’utilisateur n’est pas d’accord avec le mot suggéré, il doit le refuser en tapant dessus puis reprendre l’écriture de son texte.

Écrire un texte (SMS) : 3 situations d’usage

Situation numéro 1

Situation numéro 1
Une lettre est tapée pour une autre, le correcteur orthographique remplace le mot par celui que l’utilisateur voulait taper. L’expérience est réussie.

Situation numéro 2

Situation numéro 2
Le correcteur orthographique remplace le mot écrit par un autre qui n’a rien à voir avec celui que l’utilisateur voulait initialement rentrer. L’utilisateur efface le mot qu’il vient de rentrer pour recommencer. Petite frustration, mais rien de grave. De toute façon, il aurait dû corriger le mot puisqu’il avait fait une erreur de frappe.

yan3 Que faut il faire pour aider l’utilisateur sans nuire à son expérience?

Situation numéro 3
L’utilisateur écrit un mot que le système ne connaît pas et il lui propose un mot alternatif qu’il ne remarque pas. Il continue son message. Au moment de se relire, il se rend compte qu’un mot a été transformé par un autre et se positionne dessus pour le corriger. Le système remplace une fois de plus le mot écrit. L’utilisateur recommence la manipulation et prend garde à refuser le mot proposé. La tâche est accomplie, mais avec agacement.

Personnaliser l’utilisation de l’option de correction automatique

À travers la situation 1, on note que le choix de corriger les mots au fur et à mesure qu’ils sont écrits peut être très efficace… si et seulement si le système fait peu d’erreurs comme en témoigne les autres situations. Le correcteur orthographique peut alors devenir extrêmement pénible pour l’utilisateur.
Bien sûr, le choix qu’a fait Apple de corriger le texte au fur et à mesure est pertinent dans la mesure où l’utilisation du clavier virtuel, la petite taille de l’écran et l’ensemble de situations d’écriture très variées sont propices à l’erreur humaine (par exemple écrire en se déplaçant).
Pourtant, ce choix n’a pas fait l’unanimité lors de la sortie du premier iPhone, loin de là. Quelques jours après la sortie de ce système de correction automatique, des dizaines de milliers d’utilisateurs, au travers de pétitions en ligne, ont demandé de pouvoir désactiver cette fonctionnalité (octobre 2008). Il était considéré pour beaucoup comme provoquant trop d’erreurs.  Apple a finalement ajouté un moyen de désactiver cette fonctionnalité dans une version ultérieure et a aussi amélioré son système de correction automatique lui permettant d’apprendre de façon plus efficace des actions de son utilisateur.
Cela n’a pas suffi à convaincre l’ensemble des détenteurs d’iPhone d’utiliser cet outil sans grogner. Pourquoi?

Ne pas interrompre la tâche

En creusant un peu, on s’aperçoit que le malaise vient du principe même de la fonctionnalité et non pas uniquement de l’efficacité et de la pertinence du correcteur.
La logique proposée par ce correcteur orthographique est tout à fait valide. En effet, on laisse la possibilité à l’utilisateur de continuer avec le mot proposé ou non. Comme le soulignent Hugues Monod et Bronislaw Kapitaniak, « la décision peut consister en une absence de réaction »… encore faut-il que l’utilisateur ait compris, vu et/ou pris conscience de la nature du message!

Une mauvaise prédiction du comportement de l’interface
D’après les nombreux messages que l’on peut lire dans les forums, les utilisateurs pensaient que le mot affiché était une suggestion qui ne serait pas prise en compte s’ils n’y portaient pas d’action et qui serait choisie s’ils la sélectionnaient.

Un système qui vient perturber la tâche
- Dans une tâche d’écriture, l’utilisateur peut facilement être amené à se concentrer sur le clavier, surtout s’il se déplace et que son environnement sollicite son attention. Il est probable que l’utilisateur ne prête pas vraiment attention à une correction orthographique, corrigeant le mot automatiquement et pouvant même passer inaperçu sans relecture.

- Dans le cas où l’utilisateur prêterait attention au message, cela aurait pour conséquence de l’interrompre dans sa tâche. L’utilisateur doit donc s’arrêter, prendre une décision face à la proposition puis reprendre sa tâche là ou il l’avait laissée. La fonctionnalité devient alors particulièrement intrusive dans la tâche de l’utilisateur.

Aujourd’hui la problématique est moins grave puisque l’outil peut être désactivé, mais aussi parce que le système a été grandement amélioré et apprend des actions de l’utilisateur. De plus, Apple a intégré dans sa version iOS4 ce qui se faisait déjà dans le web, mettre un indicateur visuel sur le mot qui pourrait être mal orthographié ou inconnu. Cela permet à l’utilisateur de repérer rapidement où une erreur a pu se produire et de lui laisser le soin de la corriger quand il le voudra (illustration Fig1).

Fig 1 — Correcteur orthographique

Fig 1 — Correcteur orthographique

Pour aller plus loin
Ergonomie – Hugues Monod, Bronislaw Kapitaniak (Masson, 2003)
Images – Application messagerie iPhone 3Gs

  • Twitter
  • Facebook

D’après les résultats d’une étude récente (Jakob Nielsen – mars/avril 2010), les internautes passent plus de 80% de leur temps sur Internet à regarder des informations situées dans le 1er écran (sans défilement – « above the fold ») et près de 70% de leur temps à regarder des informations situées dans la partie gauche l’écran.

fold 300x212 Où se porte lattention des internautes ? half 300x227 Où se porte lattention des internautes ?

Quelles implications pour la conception ?

Placez les informations importantes dans la moitié gauche du 1er écran.

Ne placez à droite de l’écran que les informations secondaires (liens contextuels, des informations complémentaires, des bannières publicitaires,…).

Soignez particulièrement la rédaction afin de proposer aux internautes des textes courts et efficaces, adaptés à la lecture web

Vous pouvez proposer des pages avec défilement à condition de respecter les règles de la pyramide inversée (les 5 W) qui consistent à présenter dès le début de la page l’essentiel des informations (Who, What, Where, When, Why).

mixte1 300x227 Où se porte lattention des internautes ?


Pour aller plus loin…

Scrolling and Attention – Jakob Nielsen’s (March 22, 2010)
Horizontal Attention Leans Left – Jakob Nielsen’s (April 6, 2010)
Comment présenter le message-clé en premier : la piramide inversée – Isabelle Canivet

  • Twitter
  • Facebook

w.illi.am/ s’inscrit dans la mouvance des médias sociaux depuis leur apparition et poursuit son action auprès des divers milieux d’affaires et lors d’événements variés pour accroître et optimiser leur utilisation. Ces nouveaux outils offerts par le web sont une opportunité à saisir qui devient un incontournable. Mais pour s’y lancer, il est important que les entreprises définissent au préalable leurs besoins, leurs objectifs, les moyens et les méthodes qu’ils doivent mettre en place afin d’établir des stratégies gagnantes.

Lors du dernier webcom à Montréal, Matyas Gabor, Directeur Marketing et Services Conseil chez w.illi.am/ a présenté une conférence sur la méthodologie développée par les experts en marketing interactif de w.illi.am/ pour accompagner les entreprises dans le succès de leurs campagnes 2.0.

Voici le premier des 5 épisodes de cette conférence.

Visionnez l’ensemble de la conférence au : http://bit.ly/aRchXN

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