Articles pour le mot-clé ‘utilisateur’


Notre plus gros problème en ergonomie, c’est notre incapacité à bien faire connaître notre profession ! Cette Journée mondiale de l’Utilisabilité est l’occasion pour nous, ergonomes, d’avoir une meilleure visibilité, de mieux communiquer sur l’intérêt de l’ergonomie et des ergonomes au sein des projets.

Une petite animation 3D amusante sur les besoins d’ergonomie sur un poste de travail (physique et interface)

Un petit hommage à Jacques Tati en vidéo donnant une définition de l’ergonomie (1985 – Cité des Sciences)

La vidéo d’une conférence dans le cadre de Paris Web 2009 abordant la notion d’acceptabilité et qui prône le travail pluridisciplinaire dans la conception web (un ergonome – Gautier Barrère et une développeur – Alain Vagne)

Le slide share d’une présentation de Matthieu Mingasson dans le cadre de Paris Web 2010 sur la méthodologie du Design d’expérience utilisateur. Une jolie présentation qui permet de fixer les idées.

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Yannick Roy est Conseiller, Expérience Utilisateur chez w.illi.am/. Il fait partie de l’équipe dirigée par Anastasia Simitsis et participe également à la Journée Mondiale de l’Utilisabilité qui aura lieu le 11 novembre en partageant sa passion pour son métier :

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  • Quel est ton parcours professionnel?
  • Qu’est-ce que l’Expérience Utilisateur?

Bon visionnement!

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Anastasia Simistsis est Directrice Expérience Utilisateur chez w.illi.am/ et elle dirige une équipe de 5 personnes (ergonomes, designers d’interface) dans la réalisation de mandats variés sur le web ou les plateformes mobiles.

Anastasia participe à la Journée Mondiale de l’Utilisabilité qui aura lieu le 11 novembre en partageant sa passion pour son métier :

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  • Quel est ton rôle chez w.illi.am/?
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À l’occasion de la journée de l’utilisabilité, j’ai promis à ma collègue Anastasia Simitsis, Directrice du département UX chez w.illi.am/, que je rédigerai un petit billet sur la question de l’expérience utilisateur, plus particulièrement de l’utilisabilité et les médias sociaux. Je me suis donc rappelé de 5 règles importantes pour assurer le succès d’une communauté en ligne.

« Qui dit médias sociaux dit Facebook« … c’est Confucius qui l’a dit! Mais encore plus vrai: « Sans utilisabilité, les médias sociaux se meurent! »

En effet, l’utilisabilité est le nerf de la guerre des médias sociaux… enfin derrière l’aspect social. Petit rappel, amusez-vous à naviguer sur la page d’accueil (déconnecté) de :

En quoi réside le secret de ces différents réseaux? Entre utilisabilité et expérience utilisateur mon cœur chavire.

2008 06 04 10 283x300 Usabilité et médias sociaux: 5 règles UX pour assurer le succès de votre communauté en ligneLa page d’accueil. Premier contact avec chacune de ces plateformes. Le premier constat? C’est la connexion. Vous ne verrez rien sans vous identifier. Et cette identification, plus le réseau est fort, plus elle est mise en avant. Quelques très rares explications, précisions et descriptions : si vous ne savez pas pourquoi vous êtes là, inutile de chercher. Alors comment réussir de tels exploits en étant si pauvres en renseignements? Et bien la réponse est dans l’utilisabilité derrière, dans l’expérience que vivent les membres à l’intérieur du réseau… et des outils. Le but de chaque réseau : le viral.

C’est dans le développement de fonctionnalités « hyper » simples et évidentes dans leur utilisation que les réseaux envoient des signaux à l’extérieur de leurs murs. Ces signaux sont interreliés grâce aux API. Par exemple, vous étiez un mordu de Facebook en 2007, vous  parliez de votre grand plaisir de vie à travers LE réseau dans vos différentes soirées. Grâce à un outil de recherche extrêmement simplifié, vous arriviez à trouver vos amis un à un. Votre réseau grandissait avec vos efforts. En 2010, le nouvel inscrit clique sur un simple bouton et en moins de deux minutes son carnet d’adresses complètement scanné lui offre la possibilité d’ajouter par dizaines ses amis automatiquement identifiés. « Un ami invité, c’est un ami qui s’inscrira dans les prochaines semaines lorsqu’il aura reçu au moins 3 invitations similaires« , neveu de Confucius.

Je pourrais continuer longtemps ainsi, mais toutes les fonctionnalités sont compulsivement travaillées et retravaillées afin d’assurer une utilisabilité des plus efficaces et qui permettra d’atteindre des objectifs d’affaires identifiés.

Le plus intéressant dans notre comportement d’utilisateur : nous sommes choqués du manque d’utilisabilité de nombreuses fonctionnalités. Et plus les usagers seront insatisfaits plus le réseau concerné risquera d’aller à sa perte. Malgré ce que j’entends régulièrement, Facebook a su résoudre bon nombre de problématiques dont les autres Hi5, Friendster, ou pire encore, copainsdavant, n’ont su se dépêtrer.

Aujourd’hui, lorsque je développe de nouvelles stratégies interactives, je sais que je dois reprendre certains questionnements, les 5 règles pour assurer le succès d’une communauté en ligne:

  1. Trouvez des réseaux déjà existants et actifs autour de votre client et les utiliser afin d’y développer sa communauté en ligne.
  2. Maîtrisez les API et développez des tactiques d’interconnexion. Une simplicité d’utilisation de ces interconnexions assurera une diffusion virale.
  3. Un réseau s’éteint s’il n’est pas actif. Les fonctionnalités qui permettent l’expression des usagers doivent donc être optimisées version après version de manière itérative.
  4. Plus que de l’expression personnelle, c’est la socialisation simplifiée qui assurera le succès d’une communauté en ligne. Pensons simplement à l’identification d’amis dans un status Facebook qui a récemment été mise en ligne.
  5. Finalement, n’oubliez pas qu’un média social qui se respecte fait de ces « power users » de véritables stars.
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3 éléments sont à prendre en compte

1/ Ne pas imposer aux utilisateurs de se servir d’un outil secondaire

2/ Laisser le pouvoir décisionnel aux utilisateurs, c’est-à-dire le sentiment de contrôle dans l’usage même d’un outil (prédictible et conforme à leur représentation mentale)

3/ Éviter les intrusions / interruptions  dans la tâche de l’utilisateur si elles ne sont pas réellement nécessaires.

Un parfait exemple d’outil visant à aider l’utilisateur pouvant satisfaire tout comme nuire à  l’expérience utilisateur est le correcteur orthographique intégré de l’iPhone ou de l’iPad.

Voici les principes de base de son fonctionnement:
- L’utilisateur tape un texte à l’aide du clavier virtuel

- Si le dictionnaire du système reconnaît un mot dans ce qu’écrit l’usager, il lui propose ce mot

- Si l’usager est en accord avec le mot proposé par le système, il continue d’écrire normalement et le mot sera remplacé

- Si l’utilisateur n’est pas d’accord avec le mot suggéré, il doit le refuser en tapant dessus puis reprendre l’écriture de son texte.

Écrire un texte (SMS) : 3 situations d’usage

Situation numéro 1

Situation numéro 1
Une lettre est tapée pour une autre, le correcteur orthographique remplace le mot par celui que l’utilisateur voulait taper. L’expérience est réussie.

Situation numéro 2

Situation numéro 2
Le correcteur orthographique remplace le mot écrit par un autre qui n’a rien à voir avec celui que l’utilisateur voulait initialement rentrer. L’utilisateur efface le mot qu’il vient de rentrer pour recommencer. Petite frustration, mais rien de grave. De toute façon, il aurait dû corriger le mot puisqu’il avait fait une erreur de frappe.

yan3 Que faut il faire pour aider l’utilisateur sans nuire à son expérience?

Situation numéro 3
L’utilisateur écrit un mot que le système ne connaît pas et il lui propose un mot alternatif qu’il ne remarque pas. Il continue son message. Au moment de se relire, il se rend compte qu’un mot a été transformé par un autre et se positionne dessus pour le corriger. Le système remplace une fois de plus le mot écrit. L’utilisateur recommence la manipulation et prend garde à refuser le mot proposé. La tâche est accomplie, mais avec agacement.

Personnaliser l’utilisation de l’option de correction automatique

À travers la situation 1, on note que le choix de corriger les mots au fur et à mesure qu’ils sont écrits peut être très efficace… si et seulement si le système fait peu d’erreurs comme en témoigne les autres situations. Le correcteur orthographique peut alors devenir extrêmement pénible pour l’utilisateur.
Bien sûr, le choix qu’a fait Apple de corriger le texte au fur et à mesure est pertinent dans la mesure où l’utilisation du clavier virtuel, la petite taille de l’écran et l’ensemble de situations d’écriture très variées sont propices à l’erreur humaine (par exemple écrire en se déplaçant).
Pourtant, ce choix n’a pas fait l’unanimité lors de la sortie du premier iPhone, loin de là. Quelques jours après la sortie de ce système de correction automatique, des dizaines de milliers d’utilisateurs, au travers de pétitions en ligne, ont demandé de pouvoir désactiver cette fonctionnalité (octobre 2008). Il était considéré pour beaucoup comme provoquant trop d’erreurs.  Apple a finalement ajouté un moyen de désactiver cette fonctionnalité dans une version ultérieure et a aussi amélioré son système de correction automatique lui permettant d’apprendre de façon plus efficace des actions de son utilisateur.
Cela n’a pas suffi à convaincre l’ensemble des détenteurs d’iPhone d’utiliser cet outil sans grogner. Pourquoi?

Ne pas interrompre la tâche

En creusant un peu, on s’aperçoit que le malaise vient du principe même de la fonctionnalité et non pas uniquement de l’efficacité et de la pertinence du correcteur.
La logique proposée par ce correcteur orthographique est tout à fait valide. En effet, on laisse la possibilité à l’utilisateur de continuer avec le mot proposé ou non. Comme le soulignent Hugues Monod et Bronislaw Kapitaniak, « la décision peut consister en une absence de réaction »… encore faut-il que l’utilisateur ait compris, vu et/ou pris conscience de la nature du message!

Une mauvaise prédiction du comportement de l’interface
D’après les nombreux messages que l’on peut lire dans les forums, les utilisateurs pensaient que le mot affiché était une suggestion qui ne serait pas prise en compte s’ils n’y portaient pas d’action et qui serait choisie s’ils la sélectionnaient.

Un système qui vient perturber la tâche
- Dans une tâche d’écriture, l’utilisateur peut facilement être amené à se concentrer sur le clavier, surtout s’il se déplace et que son environnement sollicite son attention. Il est probable que l’utilisateur ne prête pas vraiment attention à une correction orthographique, corrigeant le mot automatiquement et pouvant même passer inaperçu sans relecture.

- Dans le cas où l’utilisateur prêterait attention au message, cela aurait pour conséquence de l’interrompre dans sa tâche. L’utilisateur doit donc s’arrêter, prendre une décision face à la proposition puis reprendre sa tâche là ou il l’avait laissée. La fonctionnalité devient alors particulièrement intrusive dans la tâche de l’utilisateur.

Aujourd’hui la problématique est moins grave puisque l’outil peut être désactivé, mais aussi parce que le système a été grandement amélioré et apprend des actions de l’utilisateur. De plus, Apple a intégré dans sa version iOS4 ce qui se faisait déjà dans le web, mettre un indicateur visuel sur le mot qui pourrait être mal orthographié ou inconnu. Cela permet à l’utilisateur de repérer rapidement où une erreur a pu se produire et de lui laisser le soin de la corriger quand il le voudra (illustration Fig1).

Fig 1 — Correcteur orthographique

Fig 1 — Correcteur orthographique

Pour aller plus loin
Ergonomie – Hugues Monod, Bronislaw Kapitaniak (Masson, 2003)
Images – Application messagerie iPhone 3Gs

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