Katherine-Lune Rollet est une spécialiste des médias sociaux, elle fait notamment partie des pionniers en matière de blogue. Découvrez ici les meilleures pratiques à adopter pour développer les relations entre les blogueurs et votre entreprise.

Il n’y a encore pas si longtemps, les technologies étaient assez cloisonnées dans leurs usages. On avait par exemple la télévision, le téléphone, l’ordinateur et chacun de ces outils étaient reliés à un type d’activité bien précis.

  • Un canal d’information/divertissement plutôt passif pour la TV ;
  • Un moyen de communiquer directement avec son entourage pour le téléphone;
  • L’ordinateur était plutôt voué à une activité de travail ou de divertissement (actif cette fois).

Au fil du temps, les différents usages technologiques se sont rapprochés pour aujourd’hui largement se recouper dans la plupart des activités. Cette évolution a été l’opportunité d’augmenter l’expérience offerte aux gens en exploitant le potentiel de chaque outil pour des situations précises et les interfaces sont devenues un facteur clé de cette expérience. On les nomme : interfaces plastiques. Issue de la recherche, la plasticité des interfaces est née il y a environ 10 ans et est en passe de devenir incontournable pour une expérience complète auprès des utilisateurs.

Qu’est ce que c’est ?

À l’image d’un sac plastique qui peut nous servir à transporter nos courses, jeter nos déchets, parachuter des jouets d’enfants ou être roulé en boule dans une boite parmi d’autres sacs, une interface plastique doit pouvoir être capable de se modeler, de s’adapter à nos usages et nos besoins. On dit que la plasticité des interfaces est leur capacité à s’adapter à leur contexte d’usage dans le respect de leur utilisabilité.

Oui, mais concrètement c’est quoi ?

Bien que plusieurs utilisateurs puissent avoir les mêmes tâches et les mêmes activités, il n’est pas rare que chacun en ait une représentation bien spécifique. Partant de ce constat, la plasticité des interfaces intervient pour répondre à l’utilisateur de la meilleure façon qu’il soit. Ainsi, pour s’adapter à un contexte d’usage, il ressort 3 aspects à prendre en compte :

Modele La plasticité des interfaces, vous connaissez ? Fig. 1. Les 3 piliers d’une Interface Homme-Machine (IHM) plastique

L’utilisateur

Le système doit être capable de s’adapter, de proposer, de dialoguer avec l’utilisateur en fonction de son profil, ses habitudes, ses activités. Plusieurs moyens permettent à l’interface d’avoir une bonne représentation de son utilisateur :

  • Configurer les préférences utilisateur;
  • Apprendre des actions de l’utilisateur;
  • Concevoir une interface basée sur une analyse d’activités des utilisateurs cibles.

La plate-forme

L’interface doit être flexible et s’adapter à l’utilisateur indépendamment du matériel qu’il utilise. C’est-à-dire que si l’utilisateur interagit avec une interface sur son ordinateur, elle devra pouvoir s’adapter à d’autres plates-formes vers lesquelles il désire accomplir ses activités.
Par exemple, l’utilisateur pourrait partager son activité entre un ordinateur, une télévision et un téléphone cellulaire, non seulement par une adaptation de l’interface en fonction des caractéristiques du matériel (ex. passage d’un grand écran vers un petit écran), mais aussi par une redistribution possible de l’interface sur l’ensemble des plateformes présentes.
On pourrait alors imaginer un cinéphile choisissant ses films depuis son Smartphone, lesquels se lanceraient sur sa télé lorsqu’il est dans son salon et sur son téléphone lorsqu’il est en transport.

L’environnement

L’interface doit pouvoir s’adapter à l’utilisateur en fonction du contexte dans lequel il se trouve. Ainsi, si l’utilisateur travaille parfois dans un environnement peu lumineux, bruyant et qu’il doit marcher tout en faisant son activité, des moyens adéquats pourraient être mis en place par le système pour répondre à l’activité de l’utilisateur. Par exemple, la luminosité de l’écran s’adapterait à la luminosité ambiante ou encore, les éléments d’interaction de l’interface pourraient être plus visible (taille, format, etc.) lorsque l’utilisateur est en mouvement. Bien entendu, tout cela se ferait dans le respect de l’utilisabilité, c’est-à-dire en offrant une qualité par l’efficacité, l’efficience et la satisfaction nécessaire.

Finalement

Nous avons abordé ce qu’est la plasticité d’interface et il est clair que la conception et la mise en place d’un tel concept est un grand défi. Néanmoins l’évolution technologique des 10 dernières années nous montre clairement que nous sommes déjà engagés dans cette direction, ce qui nous laisse encore qu’entrevoir de nombreuses possibilités dans la relation Homme-Machine à travers les interfaces. À titre d’illustration, voici un exemple de scénario d’interface plastique qui utilise le logiciel Plex :

- Imaginons la situation suivante, Jean, père de famille, regarde un film sur sa TV dans le salon. Il utilise une télécommande physique pour utiliser les fonctions courantes telles que pause, avance rapide… (fig.1).

Fig1 La plasticité des interfaces, vous connaissez ?

Fig. 1. Jean regarde un film sur sa TV qu’il commande depuis une télécommande physique

- Alors qu’il regarde son film tranquillement, son fils Julien arrive et souhaite regarder une série sur la TV. Pour démarrer sa série, Julien commence d’abord par la chercher sur son iPhone, il sélectionne l’épisode puis indique à l’interface qu’il souhaite le lire sur la TV (fig.2). Le film se lance alors sur la télévision et Julien utilise son iPhone comme télécommande (fig.3.).

Fig2 La plasticité des interfaces, vous connaissez ?

Fig.2. Julien sélectionne son film via le téléphone et lance la lecture sur sa TV.

Fig3 La plasticité des interfaces, vous connaissez ?

Fig.3. Julien utilise une télécommande numérique via son téléphone.

- Finalement, son père (Jean) lui aura laissé la place et continuera son film via son iPad, là ou il s’était arrêté (fig.4).

Fig4 La plasticité des interfaces, vous connaissez ?

Fig. 4. Jean continue la lecture du film sur son iPad qui détecte où le film a été arrêté.

Éléments complémentaires :
[1] Ganneau , V. & Calvary, G. & Demumieux, R. 2007. Métamodèle de Règles d’Adaptation pour la Plasticité des Interfaces Homme-Machine
[2] Ganneau , V. & Calvary, G. & Demumieux, R. 2008. EMMA : Modèle Utilisateur pour la Plasticité des Interfaces Homme-Machine en Mobilité, Saint Malo, France
[3] Serna, A. & Pinel, S. & Calvary, G. 2009. La plasticité des IHM en action : un exemple de téléprocédure plastique.
[4] Serna, A. & Calvary, G. & Scapin, D. 2010. Penser “Plasticité” peut améliorer la qualité des interfaces home-machine : une etude de cas.

Social Media Old Spice Guy

I guess we can resume the whole Old Spice Guy campaign on YouTube as follow:

“107% sales increase for body wash over July (Nielsen); sales increased 55% over the previous three months”

However, in my opinion, sales numbers are just the tip of the iceberg.

Truth is, there are hidden sales numbers that might never be pulled because the social media campaign’s impact is beyond the numbers. Old Spice was able to reposition their brand so that its sales will keep growing in the following years.

Old Spice is was Old.

Old Spice is the deodorant that the generation Y’s father and grandfathers use. After executing a savvy social media offensive, the brand was able to change their image from an old product to a trendy, mature (as opposed to “old”), yet sexy, product that can make axe jealous.

The campaign is impressive because of the time and resources that was dedicated to the campaign. They brought social media experts right into the creative process and also in the execution. RWW reports that there were 2 social media experts and a technical guy that was monitoring the conversations online in real time. The expertise becomes even more important when calculating, in real time, the influence of everybody asking a question. The social media experts were also collaborating with the scriptwriters in real time to provide a proper voice to the Old Spice Guy and finally, once the production was done, the experts found the best ways to broadcast the video clips.

Yes, social media experts do exist ;)

The success of the Old Spice Campaign lies in the collaborative effort of all the different communication expertise, including social media, from the brainstorm to the execution. As romantic as the concept is, such a feat is impossible without the right mentality. The marketing messages were produce with little to no supervision.

Can you imagine your company doing the same?

Proper guidelines and boundaries are extremely important during such an initiative. If the boundaries are too tight, it can implode the creative process. However, if the boundaries are not set properly and if the team lacks the proper expertise and experience, the brand can be put in a dangerous position that can do more harm than good. Experience in both social media and traditional marketing is key because the expert must be able to understand the implications and potential repercussions of every message broadcasted.

The idea is not to relinquish control, rather it is about proper thinking and proper execution.

Note: Alyssa Milano did get the handwritten letter a few minutes after the video clip was posted on YouTube.

Si vous n’avez pas pu assister à la conférence de Damien Lefebvre au dernier webcom, en voici la présentation et la vidéo que nous vous invitons à consulter.

webcom/ Innovation et refonte de site web, un exercice complexe, par Damien Lefebvre
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Visionnez la conférence sur le iPad qu’Alphonse Hà, Conseiller Médias sociaux et SEO chez  w.illi.am/, a donnée lors de la Journée Infopresse : iPhone, iPad, la révolution mobile.

Quels sont les nouveaux enjeux, les nouvelles habitudes et les possibilités offertes par le iPad?

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