Le 30 mars dernier, une tornade a frappée le centre de la Floride où se tenait le Sun ‘n Fun Airshow. L’événement, qui réuni chaque année des passionnés d’aviation qui s’y rendent par la voie des airs, a été complètement bouleversé, mais aussi pris dans l’effervescence des médias sociaux qui se sont rapidement emparés de la nouvelle et l’ont projetée dans toutes les directions.
Il y a toujours deux côtés à une médaille. Autant les médias sociaux peuvent propager de fausses informations à grande vitesse, autant ils peuvent être utiles pour communiquer en temps de crise et, voire même, corriger les informations qui circulent et qui font inutilement grandir le sentiment d’alerte au sein de la population.

Le 30 mars dernier, une tornade a frappée le centre de la Floride où se tenait le Sun ‘n Fun Airshow. L’événement, qui réuni chaque année des passionnés d’aviation qui s’y rendent par la voie des airs, a été complètement bouleversé, mais aussi pris dans l’effervescence des médias sociaux qui se sont rapidement emparés de la nouvelle et l’ont projetée dans toutes les directions.

Il y a toujours deux côtés à une médaille. Autant les médias sociaux peuvent propager de fausses informations à grande vitesse, autant ils peuvent être utiles pour communiquer en temps de crise et, voire même, corriger les informations qui circulent et qui font inutilement grandir le sentiment d’alerte au sein de la population.

Autopsie des événements

Les comités organisateurs de « Airshows » sont très actifs sur les médias sociaux durant leurs événements. Gratuits, en temps réels et accessible depuis les téléphones intelligents, les médias sociaux facilitent grandement la communication événementielle. L’organisation du Sun ‘n Fun a même son équipe dédiée aux médias sociaux. Très bien.

À 10h57, les organisateurs publiait un album photos présentant parfois un ciel radieux, parfois un ciel d’un gris inquiétant. Quarante minutes plus tard, les organisateurs publiaient ceci sur la page Facebook de l’événement:

Sun-n-fun-30-mars-tornado-hard-rain

C’est à ce moment que l’histoire a capté mon attention.

Historique

En quelques minutes, la “Twittosphère” s’est emportée et a répandu la nouvelle à l’effet qu’une tente s’était écroulée et qu’environ soixante-dix personnes étaient coincées sous les installations. D’ailleurs, un article paru dans le CNN Post confirmait la nouvelle. Une trentaine de minutes plus tard, elle était infirmée. Voyant la vitesse à laquelle les fausses informations se répandaient, l’équipe du Sun ‘n Fun Airshow, toujours malmenée par les intempéries, s’est empressée de corriger la nouvelle :

Sun-n-fun-30-march-tornado-facebookupdates

Sans aucune surprise, la « Twittosphère » a rapidement repris cette information :

Sun-N-Fun-Twitter-Updates

Proactif dans l’animation de leur communauté, l’équipe du Sun ‘n Fun Airshow a réussi à contrôler l’information circulant sur la Toile en profitant de la voix des utilisateurs de Twitter. Ils ont, par le fait même, réussi à rejoindre les médias spécialisés tels que CNN Report et BNO News afin que ceux-ci puissent corriger l’information. Le tout, en une seule publication.

CNN Post

La communauté a également participé d’elle-même à la diffusion d’information.

Sun-n-Fun-TakingNews-on-Facebook

Toute cette activité a évidemment créé un volume de discussion anormal autour du Sun ‘N Fun Airshow. Cette « crise » a-t-elle pu bénéficier à l’événement en termes de notoriété? Absolument.

Même sans Internet mais armée de leurs mobiles, l’équipe du Sun ‘N Fun a géré avec brio une crise qui aurait pu facilement passer de soixante-dix blessés sous une tente à une centaine de morts. Vous vous rappelez, quand Pat Burns est mort une première fois? En diffusant une information de qualité et vérifiée, l’organisation a su faire résonner depuis ses plateformes sociales l’information auprès des médias de masse. C’est ce qu’on appelle de la crédibilité.

En temps de crise, il est important d’être d’abord à l’écoute, peu importe la gravité de la crise.  Il faut faire preuve de recul et de parcimonie tout en étant proactif dans la mise à jour de ses publications. Même au plus fort de la crise, les gestionnaires de la communauté ont pris le temps de nuancer les propos sans se commettrent et ensuite confirmer l’information auprès de leur auditoire. Il s’agit ici de la base des relations de presse qui, parfois, est mise de côté aux dépens de l’instantanéité.

À retenir, donc, en temps de crise : écoute, recul, parcimonie, engagement. Ah oui, ayez dont un téléphone intelligent. #justeaucas.

Ce matin, Google a annoncé le lancement de son nouveau bouton alors que se tenait justement la conférence Web 2.0 Expo à San Francisco.
C’est ici le bruit que l’on entend sur toutes les bouches. C’est la grosse question du moment puisque justement tout le monde se demandait quelle allait être la grande nouveauté de l’année.
Je reste encore perplexe quant à savoir si c’est véritablement une grande nouveauté. Mais il est clair que pour ceux qui croyaient à la mort du web social, la gigantesque bulle californienne y répond par une affirmation des plus simples: Nous ne sommes qu’au début de la socialisation du Web, nous n’entrevoyons même pas encore 10% des possibilités.
À savoir si la guerre continue entre Facebook et Google… allez voir vos web analytics, Facebook dépasse de plus en plus Google en source de traffic. C’est tellement simple: les internautes passent plus de temps sur Facebook que sur Google!

Petite vidéo de mise en bouche.

For further information please visit :

Also, follow me on Twitter @MatyasGabor

As I always say…if you are in the media industry, you have to think of the Web experience as a « 10 foot » experience…even the Registration Process. The Boxee Registration Process is really well done for a « 10 foot » experience but also for a more classic usage, via a computer. Bravo Boxee.

Boxee2 295x300 A 10 foot Registration Process well done

Aujourd’hui, encore trop peu d’applications mobiles donnent les moyens à l’utilisateur d’apprécier un produit dès le premier contact, afin d’attirer son attention et de lui donner l’envie de l’adopter. Bien que le mobile soit souvent perçu comme le prolongement du web, l’expérience sur cette plateforme reste différente.  L’utilisateur doit être conquis par chacune de ces plateformes, car rien ne garantit le passage de l’une à l’autre. L’utilisateur n’est jamais acquis :)

Pourquoi ne pas négliger le premier contact sur le mobile ?

Tout simplement parce que le mobile tend à devenir aussi important, si ce n’est plus, que le web « traditionnel ».  D’après les cabinets IDC et Gartner,  au quatrième trimestre 2010, pour la première fois et à l’échelle mondiale, les ventes de Smartphones ont dépassé celles des ordinateurs personnels. On s’attendrait même à une forte progression des ventes dans ce sens pour tout ce qui est dispositifs mobiles (tablettes, Smartphones).

Partant de ce constat, peut-on prédire quelle sera la première expérience à laquelle sera confronté un utilisateur lorsqu’il découvrira un service ? Sera-t-il capté par le mobile, le web, la TV ? Probablement un peu de tout cela selon les contextes et les usages.

Le premier contact d’un service avec inscription est meilleur sur le web que sur le mobile

Lors de l’accès à une application mobile, nous observons souvent une demande d’inscription ou de connexion dès le premier écran. Un premier contact qui risque de faire fuir l’utilisateur.

screenshot21 Susciter l’intérêt pour votre application mobile dès le premier contact!

Prenons l’exemple de Deezer, un service de web radio et d’écoute de musiques. On constate que sur le mobile, l’utilisateur est immédiatement confronté à l’inscription tandis que sur le web, il peut avoir un aperçu des possibilités qui lui sont offertes : écouter de la musique, la radio, certaines “playlists” populaires…

Sur le mobile, il n’a aucun moyen d’essayer l’application pour voir si elle peut répondre à ses attentes dans un contexte nomade. Pourquoi l’utilisateur perdrait-il son temps à créer un  n-ième compte, sans même avoir un aperçu de l’application ?

Il est donc important de convaincre l’utilisateur en lui laissant la possibilité d’utiliser le service, même de façon partielle, tout comme sur le web. Si cette étape n’existe pas, l’effort ne sera probablement  pas fournit par l’utilisateur pour aller plus loin, car il existe forcément une application qui répondra mieux à son besoin parmi les milliers d’autres.

Étrangement, on retrouve cette problématique sur de très nombreuses applications mobiles alors que pour les mêmes acteurs, cette démarche est correctement exécutée sur le web!

D’autres exemples

screenshot Susciter l’intérêt pour votre application mobile dès le premier contact!

Pour conclure, ne présupposez pas que l’utilisateur sera déjà adhérant d’un service web et voudra juste prolonger son expérience sur une autre plateforme. Non, il pourra tout à fait avoir la démarche inverse !

Références :

[1] Gartner Newsroom – Gartner Says Worldwide Mobile Device Sales to End Users Reached 1.6 Billion Units in 2010; Smartphone Sales Grew 72 Percent in 2010. http://www.gartner.com/it/page.jsp?id=1543014

[2] IDC – Android Rises, Symbian^3 and Windows Phone 7 Launch as Worldwide Smartphone Shipments Increase 87.2% Year Over Year, According to IDC. http://www.idc.com/about/viewpressrelease.jsp?containerId=prUS22689111&sectionId=null&elementId=null&pageType=SYNOPSIS

[3] Gartner Newsroom – Gartner Survey Shows U.S. Consumers More Likely to Purchase a Smartphone Than Other Consumer Devices in 2011. http://www.gartner.com/it/page.jsp?id=1550814